Définition
L'éclairage de sécurité prend le relais de l'éclairage normal lorsque le réseau tombe, pour que les occupants voient la voie d'évacuation et puissent l'emprunter. Il est indissociable de la signalisation des issues, que la même directive traite : l'une indique où aller, l'autre permet de la voir.
On parle couramment d'« éclairage de secours ». Le terme employé par la réglementation suisse est « éclairage de sécurité ».
Ce que demande la directive
- Les issues et les voies d'évacuation doivent être munies d'une signalisation de secours, et un éclairage de sécurité doit être installé dans les voies d'évacuation (ch. 2.1).
- L'éclairement minimal sur les voies d'évacuation est de 1 lux au sol, et l'éclairage doit fonctionner au moins 30 minutes (ch. 3).
- Pour certaines affectations, par exemple les établissements d'hébergement de type [c], l'autorité de protection incendie statue sur les équipements requis (ch. 2.1).
Les contrôles
L'éclairage de sécurité se contrôle selon les indications du fabricant, mais au moins deux fois par an pendant la durée de fonctionnement prescrite. Un contrôle annuel suffit pour les lampes pourvues d'un indicateur de l'état de fonctionnement (ch. 4.3 al. 1). Les alimentations de sécurité, elles, sont contrôlées annuellement sous charge (ch. 4.3 al. 2).
Références normatives
- DPI 17-15, ch. 2.1 (obligation), ch. 3 (éclairement et durée), ch. 3.3 (alimentation de sécurité), ch. 4.3 (contrôles)
- Le dimensionnement technique relève des normes d'éclairage SN EN 1838 et SNR 19900, dont le contenu n'est pas reproduit ici.
Contenu informatif rédigé par sdai.ch. Il n'engage ni l'AEAI, ni la SES, ni le SIA : seuls les textes officiels font foi.