Mise hors service d'un SDAI en Suisse : annonces, mesures et remise en service
Distinguer détection et transmission en test, préparer les annonces et tracer le retour en service avec le journal PDF des interruptions.

Une intervention sur une installation SDAI se prépare avec l'exploitant et les personnes compétentes. Il faut savoir quelles fonctions seront indisponibles, comment la sécurité sera assurée pendant cette période et comment le retour en service sera vérifié. La durée prévue est une information parmi d'autres : le périmètre et l'usage du bâtiment comptent aussi.
Ce guide explique les annonces et les documents utiles, avec un journal PDF gratuit. Il porte sur une interruption temporaire de détection incendie et sur sa coordination avec la transmission des alarmes. Les sources ont été vérifiées le 8 octobre 2026.
Préciser ce qui est réellement interrompu
Trois situations peuvent apparaître dans la même intervention. Les distinguer permet d'éviter qu'un accord portant sur une fonction soit interprété comme un accord pour toute l'installation.
| Situation | Question à clarifier |
|---|---|
| Détection indisponible dans une zone | Quels locaux ou groupes sont concernés et comment un départ de feu sera-t-il repéré ? |
| Transmission externe en test | Qui reçoit encore les informations et comment les secours seront-ils alertés ? |
| Fonction asservie concernée | Quel effet l'interruption a-t-elle sur les équipements liés au bâtiment ? |
La mise en test d'une transmission peut concerner la réception de l'alarme au centre destinataire. Elle doit être décrite séparément de l'état des détecteurs et des fonctions internes. Faire confirmer le périmètre par l'entreprise compétente et le destinataire de l'alarme donne une base commune au suivi.
Retrouver les plans et la matrice du dossier permet de nommer les zones et les équipements. Une mention vague comme « centrale arrêtée » laisse trop de questions pour la personne qui reprend la surveillance ou la remise en service.
Les annonces prévues par la directive AEAI
La DPI 20-15, chiffre 3.10, pose le principe du maintien en service et encadre les interruptions. Pour une interruption prévisible de plus de vingt-quatre heures, l'exploitant informe l'autorité de protection incendie et les sapeurs-pompiers au moins trois jours avant. Une interruption imprévue susceptible de dépasser ce seuil est annoncée immédiatement avec sa durée estimée. Le formulaire AEAI sert aussi à signaler la remise en service. Directive officielle.
Les mesures de sécurité concernent également une interruption partielle ou courte. L'arrêt définitif ou le démontage suit une autre procédure, avec autorisation préalable de l'autorité. Confirmer les exigences applicables à l'objet et les modalités locales avant l'intervention évite de choisir le mauvais document.
Exemple cantonal : la mise en test au CTA-118 vaudois
L'ECA Vaud décrit une procédure pour les installations reliées au CTA-118. Elle distingue une mise en test de courte durée, jusqu'à vingt-quatre heures, et une durée supérieure. Pour cette dernière, la demande écrite doit partir au moins trois jours ouvrables avant les travaux et l'accord de l'ECA est attendu. Pendant le test, l'engagement automatique des secours est suspendu ; l'organisation de sécurité et l'alarme par téléphone sont à prévoir. Un essai de transmission précède le retour en service de l'alarme. Procédure ECA.
Cet exemple vaudois concerne les abonnés au CTA-118. Dans un autre canton ou avec un autre destinataire, rechercher la procédure compétente. La demande cantonale de mise en test et le formulaire AEAI répondent à des circuits qui doivent être coordonnés pour l'objet.
Préparer l'intervention avant toute interruption
Une fiche de préparation peut réunir les informations suivantes. Les choix restent à confirmer avec l'exploitant, les spécialistes et, selon le cas, l'autorité ou le centre destinataire.
| Information | Trace utile |
|---|---|
| Motif et périmètre | Intervention, zones, groupes et fonctions concernés |
| Période | Début prévu, fin prévue, contact en cas de prolongation |
| Coordination | Personnes informées, annonce et accord nécessaires |
| Sécurité pendant l'arrêt | Mesures retenues, responsables et disponibilité |
| Retour en service | Vérifications prévues, personne compétente et information des destinataires |
Prévoir aussi la personne qui reprend le suivi si l'intervention dépasse les horaires de l'équipe initiale. Une durée estimée doit pouvoir être révisée sans perdre les contacts ni les conditions de sécurité. Si le contexte change, refaire le point avec les responsables concernés.
Rendre les mesures de sécurité concrètes
Une mention « surveillance prévue » donne peu d'informations sur l'exécution. Préciser la personne responsable, son périmètre, le moyen de la joindre et le circuit d'alerte permet une organisation utilisable. Une mesure doit rester cohérente avec l'affectation et les risques du bâtiment pendant l'intervention.
Selon l'analyse de l'objet, les décisions peuvent porter sur la surveillance, les activités à limiter, la disponibilité de personnes instruites et les moyens d'alerte. Elles doivent être adaptées et validées par les personnes compétentes. La DPI 12-15, chiffre 4.2 traite de l'adaptation du concept dans les situations extraordinaires, notamment une mise hors service temporaire.
Pour des travaux par point chaud, coordonner également le permis de feu. Le motif de l'interruption, l'autorisation de l'intervention et les conditions de surveillance doivent pouvoir être rapprochés dans le dossier.
Consigner l'arrêt dans le journal
Le journal des mises hors service est un PDF remplissable de deux pages. Il aide à noter début, éléments concernés, motif, mesures, fin et visa. Vous pouvez le sélectionner pour le recevoir par email.
Le journal complète les annonces officielles. Pour trouver les formulaires AEAI et le formulaire vaudois, consulter les ressources installations techniques de l'ECA. Conserver les demandes et confirmations avec la référence de l'intervention facilite la relecture du dossier.
À la fin de l'opération, reporter ce qui a été réellement vérifié. Une heure de fin prévue ne prouve pas que l'installation a été rétablie à cette heure. Si un défaut subsiste, le décrire et préciser les suites convenues au lieu de clôturer le point par habitude.
Vérifier le retour en service
Une méthode de clôture consiste à rapprocher la liste initiale des fonctions concernées et les vérifications réalisées par la personne compétente : éléments rétablis, essais nécessaires, résultats et informations transmises aux destinataires. Documenter la date effective et conserver les justificatifs correspondants.
Le retour à un affichage normal doit être interprété avec le périmètre des opérations réalisées. Le contrôle de la transmission et celui des fonctions affectées sont à organiser selon le dossier et les instructions applicables. Les opérations techniques sont confiées à des personnes habilitées pour le système.
Exemple fictif de reprise du suivi
Une intervention est prévue sur le groupe Z03 d'un bâtiment administratif. Avant son début, l'équipe identifie les fonctions concernées et les informations à transmettre. Le dossier indique la période estimée, les personnes responsables et les conditions de sécurité retenues.
Le travail prend plus de temps que prévu. La personne responsable actualise la durée et coordonne la prolongation avec les interlocuteurs concernés. À la clôture, elle conserve les résultats de vérification et la confirmation des informations transmises. Un point non résolu est repris dans la fiche de suivi des réserves. Cet exemple décrit le suivi documentaire, sans fixer de mesure technique pour un objet réel.
Le guide du journal de bord explique le classement des événements. Le pack d'exploitation SDAI rassemble les fiches, contacts et journaux pour organiser ce dossier.
Guide informatif vérifié le 8 octobre 2026. Appliquer le concept approuvé, les consignes du système et les procédures de l'autorité et du destinataire d'alarme. Ce guide ne fournit pas de manipulation de centrale.