Contenu informatif rédigé par sdai.ch. Il n'engage ni l'AEAI, ni la SES, ni le SIA : seuls les textes officiels font foi.
Structurelle, technique, organisationnelle : toute la protection incendie suisse s'organise autour de ces trois familles de mesures complémentaires.
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Les prescriptions suisses organisent la protection incendie en trois familles de mesures complémentaires. Un concept de protection incendie combine toujours les trois : aucune ne remplace les autres.
Les mesures liées à la construction elle-même : compartiments coupe-feu, résistance au feu des éléments porteurs et séparatifs (classes R, REI, EI), choix des matériaux selon leur comportement au feu (groupes RF1 à RF4), voies d'évacuation dimensionnées et dégagées.
Les installations : détection incendie (installation SDI), sprinkler, dispositifs d'extinction, désenfumage, éclairage de sécurité et signalisation des voies d'évacuation, asservissements incendie. Chaque domaine a sa directive AEAI (DPI 17-15 à 21-15) et ses contrôles périodiques.
Les mesures humaines : responsabilités du propriétaire et de l'exploitant, entretien des installations, chargés de sécurité, consignes, planification de l'évacuation et exercices dans des conditions proches de la réalité. La DPI 12-15 en fixe le cadre.
En exploitation, c'est presque toujours le troisième pilier qui se dégrade en premier : installations non entretenues, tests intégraux oubliés, documentation introuvable. Les deux premiers piliers ne protègent que si le troisième vit.